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05.05.2014

Le salut de l’abeille viendra-t-il de l’Aude ? Laurent Bourdil y travaille.

Un  agriculteur Villasavaryen pur jus, Laurent Bourdil, (photo ci-dessous) un homme qui se plaît dans l’action, qui a été président du comité des fêtes pendant plus de 12 ans, qui a rempli un mandat de conseiller municipal avant de devenir président de l’ANAMSO (Agence Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences Oléagineuses). Une fonction qui vient de lui apporter le bonheur de signer une charte historique  concrétisant une saine collaboration entre producteurs d’oléagineux et apiculteurs.

 

Laurent, de retour de Paris,  nous a reçus dans son  coquet « Cabanon de la Prade » pour nous livrer ses impressions, après qu’il eût signé le fameux document aux côtés de Stéphane Le Foll, le ministre de l’agriculture. Lequel veut doubler la production française de miel .

 

- Laurent, L’ANAMSO semble avoir fait un grand pas pour la sauvegarde des abeilles dont les populations sont dangereusement en baisse. Qu’en pensez-vous ?

 

- Je tiens à rappeler que cet organisme va fêter ses 50 ans les 12 & 13 juin prochains à Castelnaudary et qu’il fut créé par J.Pierre Monod, du Mas-Stes-Puelles, aux côtés de Gérard Tubéry et J.Pierre Alaux, de purs audois. La charte que nous avons élaborée a coûté 4 ans de travail à une vingtaine de passionnés et elle est consolidée par un cahier des charges qui assurera l’indispensable complémentarité entre agriculteurs et apiculteurs. C’est un code de bonne conduite dont devrait profiter largement le cheptel apicole.

 

- Le problème des pesticides ne risque-t-il pas de surgir tôt ou tard ?

 

- Cet aspect des traitements phytosanitaires a été particulièrement évoqué et travaillé. Il faut savoir que les oléiculteurs ont su s’adapter aux contraintes liées à l’environnement et je puis vous assurer qu’on ne fait plus n’importe quoi. Le temps des traitements à outrance est révolu. Par exemple les traitements sur cultures en fleurs se feront en début de nuit uniquement, en période de sommeil des abeilles, même si cela va poser des problèmes d’organisation au niveau du personnel salarié. Le but est de protéger une apiculture durable. On s’y appliquera.

 

- Et dans l’éventualité de cultures OGM, quelle sera l’attitude des apiculteurs ?

 

- Ici aussi la question a été abordée mais pour l’instant il y a une interdiction légale et il n’y a aucune culture d’oléagineux OGM sur le territoire français.

 

-  Votre démarche pourrait-elle s’étendre à d’autres secteurs de production agricole ?

 

-  Je  pense fermement qu’elle va servir d’outil de réflexion, peut-être d’un effet starter pour les autres productions demandeuses de pollinisation. Tout le monde y gagnerait. Les consommateurs, la biodiversité, et les abeilles sans lesquelles, selon Einstein, l’humanité serait vouée à sa perte. Si notre démarche devenait contagieuse ce serait une belle paternité pour l’ANAMSO

(contact :  beewapi.com)

 

oléiculteurs

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         L'instant de la signature. A la droite de Laurent, le ministre de l'Agriculture

 

23:54 Publié dans professions | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : oléiculteurs | | |

Commentaires

Malheureusement non le temps des traitements à outrance n'est pas révolu et même dans notre village où pendant l'épandage il est impossible de se promener tellement l'odeur est forte. Pourtant avec la rotation des cultures pratiquées ici, il ne devrait point y avoir besoin de traitement... C'est une catastrophe pour les abeilles et pour les humains car ces produits sont très cancérigènes.

Écrit par : chantal11 | 06.05.2014

Bonjour , Je tiens à dire que ce post est incroyable, bien écrit et vient avec presque toutes les infos vitales. Je voudrais regarder les postes supplémentaires comme ça.

Écrit par : comment acheter maxosize | 08.10.2014

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