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16.06.2014

Le lion est mort . Bernard Boussaroque nous quitte

Ce 14 juin c’est un homme d’envergure qui disparaît. Homme de pensée et homme d’action. Un visionnaire. Sa vie a été un combat, souvent dans l’ombre, dans l’humilité, parce qu’il n’était nullement du genre à se mettre en avant pour être vu. Bernard Boussaroque est né le 1er août 1920, sous le signe du lion. 

Dès l’âge de 20 ans il rejoindra la Résistance, dans le Cantal, mais sera découvert et envoyé au STO dont il s’échappera en simulant la maladie. Il confectionnera  de faux papiers pour des Résistants  avant d’intégrer un maquis  de 11 000 hommes où il participera à des opérations de parachutage. Après la Libération, d’autres combats l’attendent.

 Il va se consacrer à l’Enseignement agricole et à ses convictions politiques bien ancrées qui l’orienteront  vers un projet qui lui ressemble. Imprégné des valeurs de la terre, pressentant les tendances sociétales , la démographie des campagnes, Bernard Boussaroque crée le SARPOS avec l’aide de Jacques Cambolive et quelques amis. On est en 1974, Bernard est  maire-adjoint . Un nouveau combat pour lui. Le Syndicat d’Aménagement Rural Par les Œuvres Sociales (SARPOS) est né mais il va falloir le faire grandir. Trouver des appuis, des aides financières, parfois faire bouger la force d’inertie, Au départ 18 communes ont adhéré, puis 24. Bernard, dont le sang a toujours véhiculé les gènes de la ruralité, redouble d’efforts. Le SARPOS offre des services de proximité,  de l’enseignement musical et sportif, vient en aide aux aînés,, propose un centre de loisirs et de vacances pour les enfants. On peut dire aujourd’hui que Bernard Boussaroque a construit le prototype du CIAS actuel, avec tous les services à la personne qui gravitent autour. Le plus bel acte de foi de ce combattant.

Mais un autre combat l’attendait, cette fois le plus injuste, le plus cruel. La maladie. Un adversaire sans cœur qui l’oblige à abandonner ses colonies d’abeilles qu’il soignaitt avec amour et compétence, abandonner  de multiples activités, même s’il venait parfois enrichir de ses souvenirs et  de son érudition l’association « Patrimoine Historique & Culturel du Villa ».

Oui, le lion est mort . Un souffle de mémoire du village s’évapore. Mais il laisse un héritage d’œuvre sociale qui emploie aujourd’hui plus de 160 personnes sur 34 communes  et rend service à plus de 600 bénéficiaires. Il laissera  aussi l’image d’un homme vrai, juste et généreux, viscéralement rural. Nous nous joignons à Rose-Marie son épouse et tous les siens dont nous partageons l’immense peine. Au revoir, Monsieur Boussaroque.

 

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         Bernard  (assis, à gauche )  avait été honoré avec d'autres résistants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21:02 Publié dans etatcivil | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : décés-boussaroque | | |

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Écrit par : comment acheter maxosize | 08.10.2014

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